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RéglementationImportant

Fuite Free : la CNIL sanctionne Free Mobile et Free de 42 millions d'euros

Sanction de la CNIL après la fuite d'octobre 2024 : 27 millions d'euros pour Free Mobile, 15 millions pour Free. Ce que retient l'autorité, et ce que les abonnés concernés peuvent faire.

Kylian Dev
Kylian Dev, Fondateur de Stop Escroc• Publié le 3 octobre 2026

L'essentiel

  • En janvier 2026, la CNIL a prononcé 27 millions d'euros d'amende contre Free Mobile et 15 millions d'euros contre Free, soit 42 millions d'euros au total.
  • L'incident date d'octobre 2024 : des données personnelles liées à environ 24 millions de contrats d'abonnés ont été consultées, dont des IBAN pour les clients à la fois chez Free Mobile et chez Free.
  • La CNIL retient trois manquements : sécurité insuffisante (article 32 du RGPD), information insuffisante des personnes (article 34) et conservation excessive de données (article 5-1-e).
  • Les données volées en 2024 restent exploitables par les escrocs : méfiance envers tout SMS ou appel qui cite votre contrat ou votre IBAN.

Que décide la CNIL ?

Selon le communiqué de la CNIL publié le 13 janvier 2026, l'autorité a sanctionné Free Mobile d'une amende de 27 millions d'euros et Free d'une amende de 15 millions d'euros, à la suite de l'attaque subie en octobre 2024. Les systèmes des deux sociétés ont été infiltrés et des données personnelles liées à environ 24 millions de contrats d'abonnés ont été consultées. Pour les clients abonnés à la fois chez Free Mobile et chez Free, des IBAN figurent parmi les données concernées.

SociétéAmende prononcée par la CNIL
Free Mobile27 millions d'euros
Free15 millions d'euros

Quels manquements la CNIL retient-elle ?

La CNIL indique avoir relevé trois manquements au règlement général sur la protection des données (RGPD) :

  • une sécurité insuffisante des données (article 32), avec selon la CNIL une authentification faible pour l'accès VPN et des dispositifs de détection d'anomalies peu efficaces ;
  • une information insuffisante des personnes concernées (article 34) : selon la CNIL, les premiers courriels ne leur permettaient pas de comprendre les conséquences ni de se protéger ;
  • une conservation excessive de données (article 5-1-e) : Free Mobile gardait, selon la CNIL, des millions d'anciens dossiers d'abonnés sans justification.

La CNIL a également enjoint aux sociétés de renforcer leur sécurité sous trois mois et de corriger la conservation des données sous six mois. Plus de 2 500 plaintes d'abonnés avaient été déposées.

Ce site rapporte la décision de la CNIL et ses motifs, sans qualifier la responsabilité des sociétés au-delà de ce que dit l'autorité. Nous n'avons pas de réponse publiée de Free ou de Free Mobile à citer à la date du 3 octobre 2026 ; nous l'ajouterons si elle est publiée.

Pourquoi cela compte-t-il encore pour vous ?

Une sanction ne rend pas les données à leurs propriétaires. Un escroc qui connaît le nom d'un opérateur et un numéro de contrat peut rendre un faux appel ou un faux SMS plus convaincant. Un IBAN ne permet pas, à lui seul, de vider un compte, mais il peut servir à tenter des prélèvements non autorisés, d'où l'intérêt de surveiller vos relevés.

Pour vérifier un message ou un appel, passez par le site ou l'application officielle de l'opérateur, ou par le 33700 pour signaler un SMS. En cas de doute sur un prélèvement, contactez votre banque.

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Que faire ?

Ne communiquez jamais votre IBAN, un code reçu par SMS ou un mot de passe à une personne qui vous appelle, même si elle connaît votre contrat.
Si un message prétend venir de Free, n'ouvrez pas le lien : connectez-vous en tapant vous-même l'adresse du site ou de l'application officielle.
Surveillez les prélèvements sur votre compte et signalez tout prélèvement non autorisé à votre banque.
Signalez un SMS suspect au 33700 ou sur 33700.fr.

Questions fréquentes

Selon la CNIL, 27 millions d'euros pour Free Mobile et 15 millions d'euros pour Free, soit 42 millions d'euros au total.

La CNIL évoque des données liées à environ 24 millions de contrats d'abonnés. Un même abonné peut avoir plusieurs contrats : ce chiffre ne désigne pas forcément 24 millions de personnes distinctes.

D'après la CNIL, des IBAN étaient concernés pour les clients à la fois chez Free Mobile et chez Free. Si vous êtes dans ce cas, surveillez vos prélèvements.

Ne cliquez pas, ne rappelez pas le numéro indiqué, et signalez le message au 33700. Connectez-vous à votre espace client en tapant vous-même l'adresse officielle.

Pour aller plus loin

Sources

Article informatif. Les chiffres sont ceux communiqués par les sources citées à la date de publication et peuvent évoluer.