Vérifier un numéro de téléphone suspect, spam ou arnaque
Entrez le numéro qui vous a appelé pour vérifier gratuitement s'il est signalé comme spam ou arnaque. Sans inscription, résultat immédiat. Vous vous demandez plutôt à qui appartient ce numéro ? Consultez notre guide dédié.
Ce que veut dire ce résultat
Numéro signalé
Il correspond à un signalement spam, démarchage ou arnaque : ne rappelez pas et ne donnez aucune information.
Non signalé
Aucun signalement connu à ce jour : ce n'est pas une preuve de sécurité, et le numéro affiché peut être usurpé.
Base injoignable
Le numéro n'est ni confirmé ni blanchi : par prudence, ne rappelez pas et réessayez plus tard.
Ce vérificateur croise votre numéro avec les listes de signalement des opérateurs télécom français (ARCEP). L'absence de signalement n'est pas une garantie absolue : le numéro affiché peut toujours être usurpé (spoofing).
Comment fonctionne ce vérificateur
Pour la méthode complète, lisez notre guide pour vérifier un numéro suspect ; si vous cherchez une liste, voyez ce que valent les listes de numéros suspects.
Contrairement à un simple annuaire inversé, cet outil ne cherche pas à qui appartient le numéro : il le compare aux préfixes et identifiants que les opérateurs français (via l'ARCEP) associent à des campagnes de spam, de démarchage abusif ou de fraude déjà repérées. Le résultat s'appuie donc sur des signalements réels, pas sur une estimation.
Ce type de base évolue en continu : un numéro « propre » aujourd'hui peut être signalé demain, et un escroc change fréquemment de ligne pour échapper aux listes. C'est pour cette raison que la vérification technique reste un complément à la vigilance, jamais un substitut.
Les signaux qui doivent alerter pendant l'appel
Une demande de code reçu par SMS
Aucune banque ni administration ne le demande jamais par téléphone.
Un sentiment d'urgence artificiel
« Il faut agir maintenant » est le levier numéro un des arnaques téléphoniques.
Un numéro qui sonne une fois puis raccroche
Technique classique pour inciter à rappeler un numéro surtaxé par réflexe.
Un numéro « officiel » qui demande un virement
Le spoofing permet d'afficher le numéro d'un organisme réel : ce n'est jamais une preuve.
Que faire selon le résultat
Numéro signalé
Ne rappelez pas, ne communiquez aucune information, signalez-le au 33700 et bloquez-le depuis votre téléphone.
Aucun signalement
Restez attentif au contenu de l'appel : en cas de doute, rappelez l'organisme via son numéro officiel, jamais celui reçu.
Numéro masqué ou privé : pourquoi il n'apparaît pas
Quand l'écran affiche « numéro masqué », « privé » ou « appel inconnu », il n'y a aucun numéro à saisir dans l'outil : l'appelant a activé le masquage de son numéro, ou l'opérateur ne l'a pas transmis. Un numéro masqué n'est pas une preuve d'arnaque, mais il empêche toute vérification.
Ne communiquez ni code, ni donnée bancaire, ni information personnelle à un appelant que vous ne pouvez pas identifier, et ne cédez pas à l'urgence qu'il met en scène. Si un organisme vous appelle réellement, rappelez-le sur son numéro officiel. Pour la marche à suivre face à un appel inconnu, lisez à qui est ce numéro.
Lire le résultat : ce que le numéro dit de lui-même
Le résultat de l'outil répond à une seule question : ce numéro a-t-il déjà été signalé ? Avant même de le saisir, le numéro vous donne pourtant d'autres indices. Ses premiers chiffres indiquent s'il est gratuit, au prix normal ou surtaxé, et donc ce que vous risquez à le rappeler. C'est souvent là que se joue l'arnaque : on ne vous vole rien pendant l'appel, on vous fait payer le rappel.
Les deux mots d'ordre de la DGCCRF résument la bonne attitude face à un numéro inconnu : « je ne clique pas, je ne rappelle pas ». Le reste de ce guide explique comment vérifier un numéro de téléphone sans le composer, et comment interpréter ce que vous trouvez.
Numéros gratuits, normaux et surtaxés : les plages à connaître
Selon l'Arcep, les numéros à dix chiffres qui commencent par 08 se répartissent en trois familles. Les numéros de 0800 à 0805 sont gratuits pour l'appelant. Ceux de 0806 à 0809 sont facturés au prix d'un appel normal. Les numéros en 081, 082 et 089 sont surtaxés : on parle de services à valeur ajoutée, et la part « service » s'ajoute au prix de la communication normale. Chaque tranche a un plafond fixé pour cette part service :
| Le numéro commence par | Tarification | Part « service » maximale |
|---|---|---|
| 0800 à 0805 | Gratuit (signalétique verte) | Aucun coût pour l'appelant |
| 0806 à 0809 | Tarification normale (signalétique grise) | Prix d'un appel vers un fixe |
| 081 | Surtaxé (signalétique violette) | 0,05 €/min ou 0,125 €/appel au maximum |
| 082 | Surtaxé (signalétique violette) | 0,137 €/min ou 0,417 €/appel au maximum |
| 089 | Surtaxé (signalétique violette) | 0,667 €/min ou 2,50 €/appel au maximum |
Les numéros courts obéissent à la même logique. D'après la DGCCRF, peuvent être surtaxés les numéros à 4 chiffres commençant par 10 ou par 32 à 39, et les numéros à 6 chiffres commençant par 118 (les services de renseignements). À l'inverse, tous les numéros courts à 4 chiffres commençant par 30 ou 31 sont gratuits.
Sur une publicité ou un site, la couleur de l'encart qui accompagne un numéro vous renseigne aussi : vert pour un appel gratuit, gris pour une tarification normale, violet pour un numéro surtaxé.
Un numéro surtaxé n'est pas une arnaque en soi : de nombreux services légitimes en utilisent. Mais un service client n'a aucune raison de vous imposer ce coût. La loi oblige toutes les entreprises et les services publics à mettre à disposition de leurs clients un numéro non surtaxé. Si un message vous demande de rappeler « votre banque » ou « votre transporteur » sur un 089, c'est un signal d'alerte fort.
Un numéro en 06 ou en 01 n'est pas forcément plus sûr
La plage d'un numéro ne suffit jamais à le juger. Le ministère de l'Économie rappelle que les numéros qui vous sollicitent peuvent aussi commencer par les indicatifs classiques d'un mobile ou d'un fixe : 06, 07, 09, 01, 02, 03, 04 et 05. Un appel frauduleux peut donc venir d'un numéro qui paraît parfaitement ordinaire, et un appel légitime d'un numéro que vous ne connaissez pas. Service-public.fr précise d'ailleurs que le numéro d'un spam vocal peut être un numéro surtaxé, un numéro étranger ou un numéro classique. C'est pour cette raison que le résultat de l'outil se lit avec le contenu de l'appel ou du message, jamais seul.
L'annuaire inversé officiel des numéros surtaxés
Pour un numéro surtaxé, il existe un outil officiel : l'annuaire inversé mis en place par les opérateurs et les éditeurs de services, consultable sur surmafacture.fr. Il permet, selon l'Arcep, de « retrouver à qui appartient un numéro, connaître un tarif ou obtenir des informations liées au service à valeur ajoutée ». C'est aussi le réflexe conseillé par la DGCCRF : en cas de doute sur un numéro qu'on vous invite à rappeler, consultez d'abord cet annuaire pour connaître le service et le prix.
Cet annuaire ne couvre que les numéros à valeur ajoutée. Pour un mobile ou un fixe ordinaire, il ne donnera rien, et aucun outil ne donne à coup sûr l'identité derrière n'importe quel numéro : nous détaillons les méthodes qui existent et leurs limites dans notre guide à qui est ce numéro.
L'annonce tarifaire : le message qui doit vous arrêter
Quand vous appelez un numéro surtaxé, le tarif doit obligatoirement être énoncé en début d'appel : c'est l'annonce tarifaire. L'Arcep précise que ce message d'information tarifaire est gratuit. Si vous avez rappelé un numéro par réflexe et que vous entendez un tarif annoncé, vous savez que le numéro est surtaxé : raccrochez si vous n'avez pas choisi d'appeler ce service.
Les montants facturés par ces services sont encadrés. Un opérateur ne peut pas faire payer, via votre facture, une opération isolée supérieure à 50 €, ni dépasser 300 € par mois et par abonné pour le compte de sociétés tierces. Si une facture comporte un service que vous ne reconnaissez pas, le litige peut être signalé sur surmafacture.fr.
Bloquer les numéros surtaxés chez votre opérateur
Depuis 2018, les opérateurs téléphoniques doivent proposer une option gratuite de blocage des appels vers les numéros payants. Elle ne bloque pas les appels que vous recevez : elle vous empêche de rappeler, par erreur ou par réflexe, un numéro surtaxé. C'est la protection la plus efficace contre les appels qui sonnent une fois puis raccrochent, et elle est particulièrement utile sur la ligne d'un parent âgé. Demandez-la à votre service client ou dans votre espace abonné. En complément, vous pouvez bloquer un numéro précis depuis l'historique d'appels de votre téléphone.
Les sollicitations les plus fréquentes
La plupart des numéros suspects que l'on vérifie ici arrivent avec l'un de ces scénarios. Les reconnaître permet de décider vite, quel que soit le résultat de l'outil.
Le colis en attente. Un SMS annonce une livraison bloquée, des frais à régler ou un numéro à rappeler. Cybermalveillance.gouv.fr classe ces messages dans le smishing, l'hameçonnage par SMS, qui usurpe l'identité de services de livraison, de banques ou d'administrations. Notre page sur l'arnaque au colis détaille ce message.
La banque qui vous demande de rappeler. Un appel ou un SMS vous indique qu'un problème sur votre carte ou votre compte nécessite de rappeler votre banque de toute urgence. Ne composez pas le numéro indiqué : vérifiez depuis votre application ou l'espace personnel de votre banque. C'est la porte d'entrée de la fraude au faux conseiller bancaire.
Le message « Ameli ». Un SMS ou un appel au nom de l'Assurance Maladie (remboursement en attente, carte Vitale à renouveler) est très fréquent. Selon l'Assurance Maladie, ses SMS ne partent que du 38 663 et ses appels s'affichent sous le 3646 ou le 01 78 85 70 03 (service sophia). Si le numéro est autre, notre page sur l'arnaque Ameli et le phishing au faux remboursement détaille comment réagir.
Le gain ou le jeu-concours. Un message vous annonce que vous avez gagné quelque chose et vous invite à rappeler un numéro pour le récupérer. Le mécanisme est le même que celui décrit par cybermalveillance.gouv.fr : vous inciter à rappeler un numéro indiqué dans le message. Vérifiez sa tranche avant tout, et ne donnez aucune coordonnée bancaire pour « débloquer » un gain.
L'appel qui raccroche. Votre téléphone sonne, et l'appel coupe dès que vous décrochez, ou avant. Le ministère de l'Économie cite ce cas parmi les signes typiques d'une tentative de vous faire rappeler un numéro payant.
Le spam vocal : reconnaître et signaler
Service-public.fr définit le spam vocal comme un appel indésirable qui cherche généralement à vous inciter à rappeler un numéro surtaxé ou un numéro étranger. Le correspondant peut raccrocher dès que vous décrochez ; si vous ne répondez pas, le numéro apparaît comme un appel en absence et vous incite à rappeler. D'où la consigne officielle : ne rappelez pas un numéro que vous ne connaissez pas, en particulier s'il s'agit d'un appel en absence sans message.
Il ne faut pas le confondre avec le démarchage. Si une personne décroche et vous propose une offre commerciale, il s'agit d'un démarchage téléphonique et non d'un spam vocal ; depuis le 11 août 2026, ce démarchage est interdit sans votre consentement préalable, et il se signale sur SignalConso.
Pour signaler un spam vocal, envoyez par SMS au 33700 le message « spam vocal » suivi du numéro qui vous a appelé ; un SMS vous confirme la réception. La marche à suivre complète, pour un SMS comme pour un appel, est dans notre guide du signalement au 33700.
Numéros suspects : la liste des tranches réservées aux appels automatisés
Il n'existe pas de liste officielle de « numéros suspects » : l'Arcep n'en publie aucune. Ce qui existe, c'est une liste de tranches. Le plan de numérotation de l'Arcep réserve certaines tranches aux « numéros polyvalents vérifiés », que les systèmes automatisés d'appels et d'envoi de messages utilisent comme numéro d'appelant. Depuis le 1er janvier 2023, un système automatisé n'a plus le droit d'afficher un numéro géographique, mobile ou polyvalent ordinaire.
France métropolitaine : 12 tranches. Un numéro qui commence par l'une d'elles vient d'un système automatisé :
- 0162 et 0163
- 0270 et 0271
- 0377 et 0378
- 0424 et 0425
- 0568 et 0569
- 0948 et 0949
Outre-mer : 5 territoires. Deux tranches chacun :
- Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy : 05987 et 09475
- Guyane : 05988 et 09476
- Martinique : 05989 et 09477
- La Réunion : 02688 et 09479
- Mayotte : 02689 et 09478
À Saint-Pierre-et-Miquelon, cette catégorie n'existe pas. Ne les confondez pas avec les numéros polyvalents d'intérêt général (01510, 02810, 03410, 04410, 05410 et 09410), réservés à une organisation désignée par arrêté.
Ce que le préfixe démontre, et ce qu'il ne démontre pas
Un préfixe de la liste ci-dessus démontre que l'appel vient d'un système automatisé. Il ne démontre pas que c'est une arnaque, ni que l'appelant est honnête. Le plan de numérotation précise ce que « vérifié » garantit : que l'utilisation du numéro comme identifiant d'appelant a reçu l'accord explicite de son affectataire. La garantie porte sur le droit d'afficher ce numéro, pas sur l'honnêteté de celui qui appelle.
Concrètement : un appel en 0948 peut être un démarchage, une relance de service ou une fraude. Si vous n'avez donné votre accord à personne, vous pouvez ne pas répondre et signaler l'appel sur SignalConso en conservant le numéro, la date et l'heure. Les tranches 0937, 0938 et 0939 sont un autre cas : ce sont des numéros polyvalents utilisables pour les échanges avec une plateforme technique (notifications d'entreprise, suivi de livraison, messages de service). Là non plus, le préfixe ne juge pas le contenu : méfiez-vous du message, pas de la tranche.
Pourquoi le numéro affiché ne prouve rien
Le numéro qui s'affiche sur votre écran est déclaré par l'appelant : le réseau ne le vérifie pas spontanément. C'est ce qui rend l'usurpation possible. La France impose depuis le 25 juillet 2023 l'authentification des numéros présentés, et l'Arcep a décidé, le 2 décembre 2025, de renforcer ce dispositif. Tant qu'il n'est pas complet, un numéro affiché reste un indice, jamais une preuve.
Les chiffres de l'Arcep donnent l'ampleur du phénomène : 18 000 signalements d'usurpation d'identité sur la plateforme « J'alerte l'Arcep » depuis janvier 2025. Selon France Info, les signalements de consommateurs liés à des appels frauduleux ou abusifs et à des usurpations sont en croissance de 113 % par rapport à 2024.
Si c'est votre numéro qui est usurpé
Des proches vous disent avoir été appelés par votre numéro alors que vous n'avez rien fait ? Votre ligne n'est pas piratée : un fraudeur affiche votre numéro, sans y accéder. Inutile de changer de numéro ou de carte SIM. Signalez l'usurpation sur « J'alerte l'Arcep », prévenez vos proches de ne pas rappeler et de ne rien communiquer, et gardez les captures d'écran des signalements reçus.
Opérateur et préfixe : pourquoi on ne peut pas le dire
« Quel opérateur pour le 0743, le 0765 ou le 0699 ? » Aucun site sérieux ne peut y répondre à partir du préfixe. À cause de la portabilité, le préfixe dit à qui la tranche a été allouée à l'origine, pas qui exploite la ligne aujourd'hui : l'abonné a pu changer d'opérateur en gardant son numéro. Associer un préfixe à un opérateur donne donc une information fausse, et ne dit rien de l'appelant.
La liste de préfixes qui circule est fausse
Une liste de préfixes « de démarchage » circule en ligne et sur les réseaux sociaux : 06 44 66 à 06 44 69, 07 56 8, 07 56 9. Ce sont des tranches mobiles ordinaires, pas des tranches réservées au démarchage. Seules les tranches de la liste officielle plus haut sont réservées à des systèmes automatisés. Bloquer des préfixes sur la foi de ces listes, c'est risquer de bloquer de vrais abonnés, et laisser passer les appels qui comptent.
Numéros courts à 4 et 5 chiffres
Parmi les numéros courts à 4 chiffres, seules les tranches 30 et 31 sont classées gratuites. Les numéros en 116 000 (enfants disparus) et 116 117 (permanence des soins) appartiennent à une série européenne de services à valeur sociale, acheminés gratuitement en France. Les numéros d'urgence sont le 15, le 17, le 18 et le 112.
Les SMS d'entreprise, eux, partent souvent d'un code à 5 chiffres plutôt que d'un numéro à 10 chiffres : ce n'est pas anormal en soi, mais ce code ne se rappelle pas et ne prouve pas l'identité de l'expéditeur. Pour signaler un SMS ou un appel indésirable, le numéro est le 33700.
Ce qu'un démarcheur n'a pas le droit d'afficher
Selon l'arrêté du 5 juillet 2016, un démarcheur ne peut pas afficher comme identifiant d'appel un numéro à tarification majorée commençant par 089, un numéro court à 4 chiffres à tarification banalisée ou majorée (hors tranches 30 et 31), ni un numéro de renseignements en 118. Un « conseiller commercial » qui vous appelle depuis l'un de ces numéros est en infraction : c'est un motif de signalement sur SignalConso.
Numéro étranger et appel « ping call » : ne rappelez pas
Un appel qui sonne une fois depuis un numéro étranger inconnu, puis s'arrête, vise à vous faire rappeler. Ne rappelez pas : le rappel peut être facturé bien au-delà d'un appel normal. Si l'appelant prétend être une banque, un transporteur ou une administration, cherchez vous-même le numéro officiel sur son site ou sur votre application, sans utiliser celui qui s'est affiché ni celui d'un message.
Ce que l'outil ne peut pas faire
Le vérificateur compare le numéro affiché aux signalements connus. Or le numéro affiché peut être faux : l'usurpation de numéro, ou spoofing, permet à un fraudeur d'afficher un numéro qui n'est pas le sien, y compris celui de votre banque ou d'une administration. Dans ce cas, l'outil vérifie le numéro usurpé, pas celui de l'escroc. Un résultat « aucun signalement » sur le numéro de votre agence ne prouve donc pas que l'appel venait de votre agence. Notre page sur le spoofing téléphonique explique comment cette usurpation fonctionne et comment la signaler.
L'outil ne connaît pas non plus un numéro utilisé pour la première fois ce matin, et il ne dit pas à qui appartient une ligne. Il ne remplace ni le signalement au 33700, ni une plainte si vous avez perdu de l'argent : dans ce cas, suivez notre guide que faire après une arnaque.
Pour une méthode complète, étape par étape, qui combine l'outil, l'annuaire inversé, la recherche en ligne et le contact direct avec l'organisme, suivez notre guide pour vérifier un numéro suspect.
Pour joindre le service anti-fraude bancaire de votre banque ou les plateformes officielles de signalement, consultez nos numéros officiels.
Sources : Arcep (la numérotation, communiqué du 2 décembre 2025), arrêté du 5 juillet 2016 sur Légifrance, service-public.gouv.fr, France Info. Faits vérifiés le 28 octobre 2026.
Questions fréquentes
Non, l'Arcep n'en publie aucune. Elle réserve en revanche 12 tranches métropolitaines (0162, 0163, 0270, 0271, 0377, 0378, 0424, 0425, 0568, 0569, 0948, 0949) et 10 tranches outre-mer aux systèmes d'appels automatisés. Ce préfixe prouve un appel automatisé, pas une arnaque.
Les tranches réservées aux appels automatisés : 0162, 0163, 0270, 0271, 0377, 0378, 0424, 0425, 0568, 0569, 0948 et 0949. Les listes qui citent 06 44 66 à 69, 07 56 8 ou 07 56 9 sont fausses : ce sont des tranches mobiles ordinaires.
Le préfixe ne permet pas de le dire. À cause de la portabilité, il indique à qui la tranche a été allouée à l'origine, pas qui exploite la ligne aujourd'hui.
Ne répondez pas, bloquez-le depuis l'historique d'appels de votre téléphone, notez le numéro, la date et l'heure, puis signalez-le : au 33700 par SMS, ou sur SignalConso s'il s'agit de démarchage. Ne le rappelez pas.
Regardez ses premiers chiffres : les numéros à 10 chiffres commençant par 081, 082 ou 089 sont surtaxés, ceux de 0800 à 0805 sont gratuits et ceux de 0806 à 0809 sont au prix d'un appel normal. Pour connaître le service et le tarif exact d'un numéro surtaxé, consultez l'annuaire inversé officiel surmafacture.fr.
La part « service » d'un numéro en 089 est plafonnée à 0,667 € par minute ou 2,50 € par appel, et elle s'ajoute au prix de la communication normale. Le tarif doit être annoncé en début d'appel par un message gratuit.
Il normalise le numéro saisi puis le compare aux listes de signalement des opérateurs télécom français, régulées par l'ARCEP. Si le numéro correspond à un préfixe ou un identifiant connu pour du démarchage ou une fraude, l'outil l'indique avec sa source.
L'absence de signalement réduit le risque mais ne l'élimine pas : un numéro tout juste utilisé pour une nouvelle campagne d'arnaque n'aura pas encore été signalé. Le doute doit rester basé sur le contenu de l'appel (demande de code, d'argent, urgence) plus que sur le seul résultat de l'outil.
Le spoofing permet à un escroc d'afficher n'importe quel numéro, y compris celui d'un établissement bancaire réel. Un signalement sur un numéro qui « ressemble » à un numéro officiel confirme justement cette usurpation.
Non, la vérification est faite à la volée et n'est pas associée à votre identité : aucune inscription n'est nécessaire et aucun historique de recherche n'est conservé côté serveur.
Saisissez le numéro dans le champ ci-dessus : l'outil le compare aux listes de signalement spam et démarchage abusif remontées par les opérateurs télécom français (ARCEP). Un numéro identifié comme spam apparaît avec la mention « Risque élevé d'arnaque » et sa source.
Une liste figée devient vite obsolète : les escrocs changent régulièrement de numéro. Ce vérificateur remplace une liste statique par une vérification en temps réel, directement à jour avec les derniers signalements des opérateurs télécom, pour chaque numéro que vous saisissez.
Saisissez le numéro dans l'outil : il le compare aux signalements des opérateurs et indique s'il est signalé comme spam ou arnaque. Regardez aussi ses premiers chiffres (un 081, 082 ou 089 est surtaxé) et le contenu de l'appel : urgence, demande de code ou d'argent. Ne rappelez pas un numéro inconnu par réflexe.
Non. « Aucun signalement connu » veut dire que personne n'a encore signalé ce numéro, pas qu'il est digne de confiance : un numéro utilisé pour la première fois n'est signalé nulle part, et le numéro affiché peut être usurpé (spoofing). Fiez-vous au contenu de l'appel.
Un appel en « numéro masqué » ou « privé » n'affiche pas son numéro : l'appelant a activé le masquage, ou l'opérateur ne le transmet pas. Il n'y a donc aucun numéro à vérifier. Ne communiquez rien par téléphone, ne rappelez rien, et signalez un appel abusif au 33700.
Pour aller plus loin
Outil informatif basé sur les listes de signalement des opérateurs télécom (ARCEP). Il ne remplace pas le signalement officiel au 33700 ni une plainte en cas de préjudice.