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Vérifier si un site est fiable ou frauduleux

Indiquez l'adresse du site pour vérifier s'il est fiable ou signalé comme frauduleux. Gratuit, sans inscription.

Ce vérificateur croise le domaine avec une base ouverte de sites de phishing signalés. L'absence de signalement ne garantit pas la fiabilité du site : une vérification manuelle (ancienneté du domaine, avis externes, mentions légales) reste recommandée.

Comment fonctionne ce vérificateur

L'outil isole le nom de domaine de l'adresse que vous saisissez (par exemple « exemple-boutique.fr ») et le compare à une base ouverte, alimentée en continu, de domaines déjà identifiés comme frauduleux ou utilisés pour du phishing. Il vérifie aussi les sous-domaines : un site créé sous un domaine signalé est également détecté.

Cette base ne peut pas connaître un site créé il y a quelques heures : de nouveaux domaines frauduleux apparaissent chaque jour. C'est pourquoi un résultat « aucun signalement » doit toujours être complété par les vérifications manuelles présentées ci-dessous.

Les signaux à vérifier vous-même

Un prix anormalement bas

Une réduction extrême sur un produit habituellement onéreux est une technique d'appât classique.

L'absence de paiement carte sécurisé

Un site qui exige un virement direct ou un moyen de paiement inhabituel doit alerter immédiatement.

Des mentions légales absentes ou incohérentes

Un site marchand légitime affiche une raison sociale et un numéro SIRET que l'on peut rechercher dans l'annuaire officiel des entreprises.

Aucun avis en dehors du site lui-même

Cherchez le nom du site suivi de « avis » ou « arnaque » sur un moteur de recherche externe.

Que faire selon le résultat

Site signalé

N'effectuez aucun paiement, fermez l'onglet et signalez le site sur Signal Conso (DGCCRF).

Aucun signalement

Vérifiez l'ancienneté du domaine et les avis externes avant de payer, surtout pour un premier achat.

La méthode : vérifier un site vous-même

L'outil repère les sites déjà signalés. Pour tous les autres, la vérification se fait à la main, et elle tient en une question posée par la DGCCRF : avant toute commande, assurez-vous que le site n'est pas purement virtuel, mais qu'il y a bien une entreprise réelle derrière lui. Les étapes qui suivent servent toutes à y répondre. Aucune ne suffit seule ; c'est leur addition qui compte.

Commencez par une règle simple, rappelée elle aussi par la DGCCRF : une offre trop belle pour être vraie s'avère souvent une arnaque, une contrefaçon ou un piège à la souscription. Si le prix vous a fait cliquer, redoublez d'attention sur tout le reste.

1. Les mentions légales : ce qu'on doit y trouver

Les mentions légales sont obligatoires. La DGCCRF liste ce qu'elles doivent contenir : le nom, la dénomination sociale, l'adresse, les contacts, le numéro de téléphone et l'adresse électronique du vendeur. Cherchez le lien en bas de page. S'il n'existe pas, si la page est vide, ou si elle ne contient qu'un formulaire de contact, arrêtez-vous là.

Quand elles sont présentes, lisez-les vraiment. Une adresse qui ne correspond à rien, un numéro de téléphone qui ne répond jamais ou une dénomination sociale introuvable sur un moteur de recherche doivent vous alerter. Vérifiez aussi la langue : la DGCCRF rappelle que les informations doivent figurer en français.

2. Un site en .fr n'est pas forcément français

L'extension du nom de domaine rassure à tort. Selon la DGCCRF, un site en « .fr » peut légalement ne pas être édité par une société française, et c'est la lecture des mentions légales qui permet de lever l'ambiguïté. Le lieu d'établissement compte : les sites basés en France ou en Europe offrent davantage de garanties que ceux installés hors de l'Union européenne, qui n'indiquent pas toujours les droits de douane et la TVA. En cas de litige, vos recours contre un site étranger ont peu de chances d'aboutir.

3. Les conditions générales de vente

Les conditions générales de vente disent comment le site livre, rembourse et traite les réclamations. Un site sérieux les rend accessibles avant le paiement. Des conditions absentes, copiées d'un autre site (avec un nom de marque qui n'est pas le bon), ou qui renvoient à un pays différent de celui des mentions légales sont autant d'incohérences à relever.

Deux points méritent une lecture attentive. Le délai de livraison, d'abord : si rien ne le mentionne, service-public.fr rappelle que, par défaut, le site marchand dispose d'un délai de 30 jours pour acheminer la marchandise. Le droit de rétractation, ensuite : si le produit ne vous convient pas, vous pouvez le renvoyer sous 14 jours. Un site qui annonce que ses ventes sont « fermes et définitives » ou qui ne dit rien du retour d'un produit ne respecte pas le cadre habituel de la vente en ligne.

Vérifiez enfin que les prix sont affichés toutes taxes comprises et que les frais de livraison apparaissent avant la validation du panier. Un total qui augmente à la dernière étape, ou des droits de douane découverts à la réception, sont typiques des sites installés hors de l'Union européenne.

4. Ce que prouve (et ne prouve pas) le HTTPS

Au moment de payer, service-public.fr recommande de vérifier que vous êtes sur une page sécurisée : l'adresse commence alors par « https:// », avec un « s » pour « secure ». Sans ce « s », ne saisissez pas vos coordonnées bancaires.

L'inverse n'est pas vrai. Le HTTPS garantit que la connexion entre votre navigateur et le site est chiffrée ; il ne dit rien de l'honnêteté de la personne qui est au bout. Un site frauduleux peut parfaitement afficher le cadenas. Nous détaillons ce point dans notre page un site avec un cadenas HTTPS est-il forcément fiable.

5. L'e-réputation et les faux avis

La DGCCRF propose une vérification très simple : saisir le nom du site ou du produit dans un moteur de recherche, éventuellement suivi du mot « arnaque ». Des témoignages de commandes jamais reçues, de remboursements refusés ou de sites clonés apparaissent souvent dès la première page de résultats. Faites-le avec le nom exact du domaine, et pas seulement avec le nom de la marque, que les faux sites copient.

Les avis affichés sur le site lui-même ne prouvent rien. Service-public.fr met en garde : il peut s'agir de faux avis positifs rédigés par le professionnel ou par une agence, ou d'avis négatifs postés par la concurrence, même si la pratique des faux commentaires est interdite en France. Une série d'avis élogieux, tous récents et rédigés sur le même ton, est un signal plus inquiétant que rassurant.

6. Les moyens de paiement proposés

Le moyen de paiement est souvent le dernier indice, et le plus parlant. Un site qui n'accepte qu'un virement vers un compte étranger, un mandat, des cartes prépayées ou des cryptomonnaies vous prive des recours habituels d'un paiement par carte, comme l'opposition et la contestation auprès de votre banque. Un site marchand sérieux propose un paiement par carte sur une page sécurisée. Si l'on vous demande de régler par un autre canal « pour une remise », renoncez à l'achat.

Vérifier l'identité du vendeur, en une minute

Un site peut afficher de belles mentions légales et une société qui n'existe pas. L'annuaire des entreprises de l'État permet de trancher : vous y saisissez le nom ou le SIREN affiché et vous voyez l'existence réelle de la société, sa date de création, son activité déclarée et ses dirigeants — annuaire-entreprises.data.gouv.fr. Trois incohérences doivent suffire à renoncer : aucune société à ce nom, un SIREN inconnu, ou une activité déclarée qui n'a rien à voir avec la vente en ligne (une « société de conseil » qui vend des téléphones à prix cassés, par exemple).

Le nom de domaine se vérifie aussi, et c'est souvent le contrôle le plus parlant. Le registre du .fr (Afnic) publie la date de création d'un domaine : il suffit d'ouvrir https://rdap.nic.fr/domain/nom-du-site.fr dans votre navigateur. Un domaine enregistré quelques semaines avant une « vente exceptionnelle » à des prix impossibles est presque toujours une boutique frauduleuse : les escrocs ouvrent des domaines à la chaîne, les font vivre quelques semaines, puis les abandonnent avant de recommencer sous un autre nom.

Si vous payez quand même : vos droits, et ce qu'ils vous coûtent

Sur un achat à distance, vous disposez de 14 jours pour vous rétracter, sans avoir à vous justifier (article L221-18 du code de la consommation). Si le vendeur ne vous a pas informé de ce droit, ce délai est prolongé de 12 mois à compter de la fin du délai initial (article L221-20) : voir la fiche du ministère de l'Économie sur le droit de rétractation (consultée le 27 septembre 2026). Un site qui écrit noir sur blanc « aucun remboursement », « pas de retour » ou qui n'indique aucune condition de retour s'affranchit volontairement de ces règles : c'est en soi un motif de fuite, avant même de parler du produit.

Le moyen de paiement est votre dernier filet de sécurité, et le seul que vous contrôlez au moment de payer. Un paiement par carte peut être contesté auprès de votre banque et donner lieu à un remboursement ; un virement instantané, un coupon prépayé ou des crypto-monnaies demandés en urgence ne laissent, en pratique, presque aucun recours. Un vendeur qui refuse la carte ou exige un coupon à code ne cherche pas à vous simplifier la vie.

À retenir : le cadenas HTTPS prouve le chiffrement, jamais l'honnêteté du vendeur. Vérifiez la société dans l'annuaire des entreprises de l'État et la date de création du domaine ; un domaine de quelques semaines avec des prix cassés est une fraude probable. Vous avez 14 jours pour vous rétracter, et 12 mois si le site ne vous a pas informé de ce droit. Virement, coupon prépayé ou crypto réclamés en urgence : arrêtez là.

Récapitulatif avant de payer

Point à vérifierCe qui doit vous alerter
Mentions légalesAbsentes, incomplètes, ou société introuvable
Extension du domaineUn .fr édité par une société hors UE sans que ce soit clair
Conditions de ventePas de délai de livraison, pas de rétractation, prix hors taxes
HTTPSPas de « https:// » sur la page de paiement (le cadenas seul ne prouve rien)
E-réputationTémoignages de non-livraison en cherchant « nom du site + arnaque »
PaiementVirement, carte prépayée ou cryptomonnaie exigés

Un problème avec un site : où le signaler

Si un site ne respecte pas ces règles, ou si votre commande pose problème, signalez-le sur SignalConso, le site de la DGCCRF dédié au règlement à l'amiable des litiges de la consommation.

Si vous avez déjà payé sur un site frauduleux, contactez votre banque sans attendre pour faire opposition et contester le paiement, puis suivez notre guide que faire si vous avez été victime d'une arnaque et, pour la plainte, la page porter plainte pour escroquerie.

Vous êtes arrivé sur le site par un lien reçu par mail ou SMS ? Le problème commence souvent là : voyez comment reconnaître un email de phishing. Et pour une version plus détaillée de cette méthode, avec des exemples, lisez notre guide pour vérifier un site avant d'acheter.

Questions fréquentes

Il extrait le nom de domaine de l'adresse saisie et le compare à une base ouverte de sites de phishing déjà signalés (Phishing.Database). Si le domaine, ou un de ses sous-domaines, y figure, l'outil vous alerte immédiatement.

Non. Un site créé récemment dans une intention frauduleuse n'a pas encore eu le temps d'être signalé. L'absence de signalement est un bon signe, pas une garantie : les vérifications manuelles (ancienneté du domaine, avis externes, mentions légales) restent utiles.

Non, le cadenas indique seulement que la connexion est chiffrée. N'importe qui peut obtenir un certificat gratuit, délivré automatiquement en quelques minutes sans contrôle de l'identité de l'éditeur (c'est le fonctionnement décrit par Let's Encrypt), y compris pour un site frauduleux créé la veille.

Oui, dans la mesure où vous pouvez copier-coller l'adresse du site vers lequel le lien pointe. Ne cliquez jamais directement sur un lien suspect pour vérifier sa destination.

Contactez votre banque sans attendre pour faire opposition et contester le paiement, rassemblez vos preuves (capture d'écran du site, confirmation de commande, échanges), puis signalez le site sur Signal Conso et déposez un signalement via la démarche THESEE ou Perceval sur service-public.fr.

Pour aller plus loin

Outil informatif basé sur une base ouverte de signalements de phishing. En cas de paiement déjà effectué sur un site frauduleux, contactez votre banque sans attendre.